Zitoun: “Nous visons un taux d’encadrement dans les municipalités de 15% avant la fin de l’année en cours”
mercredi 15, juillet 2020
À l’occasion du lancement de la consultation nationale sur la décentralisation, Lotfi Zitoun, ministre des Affaires Locales, a organisé ce matin une conférence de presse au Palais des Congrès. Détails.
Deux ans après la tenue des premières élections municipales libres de son histoire, la Tunisie est encore loin de prétendre à finaliser sa démarche de décentralisation.
Cette réforme s’est toutefois heurtée à un certain nombre d’obstacles, notamment en termes de capacité des administrations municipales, de faiblesse des services fournis par les municipalités, de poids excessif de la bureaucratie, mais aussi d’insuffisance de ressources financières, d’injustice sociale et économique récurrente et de déséquilibre entre régions et localités.
La consultation nationale sur le processus de décentralisation vise donc à accélérer cette démarche. Cette consultation se tiendra de juillet à octobre 2020 avec l’organisation de 17 ateliers à travers le pays.
D’après Lotfi Zitoun, cette consultation couvrira plusieurs points notamment la définition des priorités pour la prochaine étape au sein d’une feuille de route pour la décentralisation, ainsi que de la relation du système centralisé avec le système local avec, notamment, le transfert de compétences aux municipalités et la clarification des relations entre les autorités centrales et locales.
Les participants à cette consultation se pencheront également sur l’évaluation du Code des collectivités locales et de la loi électorale. D’après le ministre, cette évaluation aurait pour objectif d’améliorer la stabilité des conseils municipaux, la bonne gestion de leurs missions et la clarification des relations entre les administrations locales et centrales. “À travers cette consultation, nous souhaitons mettre l’accent sur les préparatifs nécessaires à l’organisation des élections régionales dès 2022, comme mandaté par le Chef du gouvernement”, a souligné le ministre.
La consultation verra donc la participation de plus de 7000 élus locaux, ainsi que de députés, de représentants des partis politiques, de la société civile ainsi que des partenaires internationaux de la Tunisie.