Les mesures de relance ne sont toujours pas women-friendly. Ce rapport propose des solutions pour rectifier le tir
vendredi 17, juillet 2020
Toutes les entreprises ont été touchées par la crise. Mais les PME, particulièrement celles dirigées par des femmes, courent un risque disproportionné. Pis encore, les plans de relance entamés par les gouvernements ne tiennent pas en considération des barrières existantes et souvent enracinées qui impactent les femmes entrepreneures. Un rapport publié aujourd'hui par UN Women, ImpactHER et la BAD a mis le focus sur ces obstacles tout en proposant des mesures capables de corriger ce déséquilibre. Focus.
Pour bénéficier des mesures de soutien, plusieurs gouvernements africains ont exigé le dépôt de garanties. Bien que cela peut sembler de prime abord sensé, de telles conditions peuvent en revanche représenter des obstacles aux entreprises dirigées par des femmes.
Or, plusieurs études ont montré que les femmes africaines n’ont pas un accès égal aux garanties. Ceci fait donc que les entreprises dirigées par des femmes seraient automatiquement exclues de l'accès à ces mesures de relance. Les auteurs du rapport ont également noté que de nombreuses mesures de soutien ont été conçues sous forme de garanties de prêt. En procédant de la sorte, les gouvernements ont, inintentionnellement, limité l’accès des entreprises dirigées par des femmes à ces mesures. Au fait, une grande partie de ces entreprises n'ont pas de relations préalables avec les institutions financières.
La crise sanitaire pourrait donc contribuer à élargir l’écart de financement entre les sexes estimé actuellement à plus de 42 milliards de dollars. Que faire pour rectifier le tir ? Voici ce que proposent les auteurs du rapport.