Le service de paiement mobile de la CNSS n’a rien à avoir avec l’offre d’Ahmini, assure un responsable à la Caisse de sécurité sociale
vendredi 20, novembre 2020
Le 13 novembre dernier, la Caisse nationale de la sécurité sociale a annoncé le lancement d’un nouveau service qui permet aux travailleurs indépendants de payer leur cotisation à travers leur téléphone mobile.
Maher Khelifi, jeune entrepreneur et fondateur du projet Ahmini, a accusé la CNSS d’avoir copié l’idée de son entreprise. Son projet, rappelons-le, consiste à permettre aux femmes travaillant dans le secteur agricole de se souscrire à la sécurité sociale à travers le téléphone et de payer leur cotisation par tranche en utilisant la recharge téléphonique.
La CNSS n’a pas été du même avis.
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Taoufik Katrou[/caption]
Contacté par nos soins, Taoufik Katrou, directeur central des affaires financières et de la comptabilité à la CNSS, a nié catégoriquement ces accusations. “Ce projet s’insère dans le cadre des efforts déployés par la Caisse, comme plusieurs autres organismes publics, à accélérer sa digitalisation et faciliter l’accès des citoyens à ces services”, a-t-il affirmé.
D’après Katrou, les services sont fondamentalement différents l’un de l’autre vu qu’ils ne visent pas la même cible.
D’abord, le service de la CNSS est destiné aux travailleurs indépendants déjà inscrits à la sécurité sociale, alors que celui d’Ahmini vise principalement les femmes actives dans le secteur agricole qui n’ont pas de couverture sociale.
Aussi, le projet proposé par Khelifi utilise la recharge téléphonique pour régler les frais de cotisation de ses clientes alors que la CNSS utilise les services MobiCash développés par les opérateurs et qui sont, eux, adossés à des comptes bancaires, explique le responsable à la Caisse de sécurité sociale. “Ahmini est destiné principalement à une clientèle non-bancarisée”, a-t-il ajouté.
En ce qui concerne le paiement par tranche de la cotisation, Taoufik Katrou a souligné que le principe ne date pas d’hier et qu’il a été mis en place suite à la parution d’un décret ― N° 916/2002 ― qui date de 2002.