65% des jeunes chercheurs d’emploi peinent à trouver du travail pour cause de saturation du marché
vendredi 22, janvier 2021
La fondation Education for Employment Tunisie (EFE-Tunisie) en partenariat avec l’IACE, avec l’appui de la Fondation DROSOS annonce les résultats d’une étude élaborée sur l’emploi et l’entrepreneuriat intitulée : «Emploi et Entrepreneuriat en temps de Covid-19 : Impact et Réponses». Comme son nom l’indique, cette étude est une tentative d’apporter des éléments de réponse à la situation actuelle de l’emploi et de l’entrepreneuriat, chiffres à l’appui.
Cette étude a été réalisée sur le mois de décembre 2020 avec trois enquêtes qui ont ciblé des acteurs différents mais complémentaires. À savoir, les entreprises, à raison de 950, 200 startups et 1000 jeunes âgés de moins de 35 ans. L’enquête a couvert l’ensemble des secteurs de l’économie et toutes les régions.
Ayant pour mission la formation pour le placement dans le but de l’amélioration de l’employabilité et l’intégration des jeunes en entreprise, et soucieuse de dresser la problématique du chômage conjoncturel surtout en remédiant à l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le marché du travail, EFE-Tunisie a veillé à réaliser cette étude en partenariat avec l’IACE afin d’évaluer les potentielles opportunités malgré la crise et garder une vision optimiste face à l’incertitude régnante.
Les résultats de l’étude ne sont pas très surprenants du fait que la situation sanitaire a provoqué un bouleversement qui a touché les économies les plus inébranlables. Et l’augmentation du nombre de chercheurs d’emploi en 2020 était un constat qu’il fallait impérativement analyser de plus près.
Enquête entreprises :
Plusieurs chiffres importants à retenir, à commencer par 71% des entreprises privées qui ont été capables de maintenir leurs nombres d’employés. Les chefs d’entreprise et premiers responsables qui avaient répondu au questionnaire ont clairement déclaré que si leurs entreprises n’étaient pas en mesure de recruter davantage de personnel, il n’était pas question d’envisager la baisse de l’emploi. Cependant, 15% des répondants pensent ramener leurs ressources humaines à la baisse. 11% des entreprises qui comptent recruter sur les douze prochains mois prévoient de le faire au niveau des hauts cadres à raison de 59%. De ce fait, les personnes qui sont les plus demandées par les entreprises sont celles qui disposent d’une expérience professionnelle et qui seraient déjà en poste. Par ailleurs, les fraîchement diplômés font partie de la catégorie la plus sollicitée des chercheurs d’emploi loin devant ceux qui comptent une période de chômage assez longue. Ceci ne fait que confirmer la pertinence de la reconversion professionnelle. En outre, la baisse d’emploi est expliquée par le changement d’activité pour 25% des entreprises sondées, alors que 29% d’entre elles l’expliquent par les changements des méthodes de travail ; 46% associent la baisse à la maîtrise des dépenses. Ce qui revient à affirmer que la compétitivité des entreprises joue un rôle très important à maintenir la stabilité de ses ressources humaines sans être amenée à se séparer d’une partie des employés comme première solution aux difficultés imposées par le marché. En effet, le coût du transport supplémentaire imprévu ou les mesures sanitaires mises à disposition ont coûté 5% de la masse salariale (étude de la fédération du secteur textile). De plus, afin d’évaluer l’adaptabilité des entreprises, l’enquête a révélé que 16% des entreprises ont effectué des investissements dans les infrastructures IT dont 60% pour acheter du matériel hardware ; alors que l’intérêt des entreprises est essentiellement porté, dans l’ordre, sur :- La mise en place du plan de continuité de l’activité
- Former les employés
- Améliorer l’environnement du travail et du bien-être en entreprise.