Émirats arabes unis : Ce que pourrait apporter la naturalisation des étrangers
samedi 13, février 2021
« À l’heure où la croissance de l’Europe et des États-Unis s’effondre, les États arabes du Golfe – Qatar, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Bahreïn – affichent une réussite insolente. Sport, médias, marché de l’art, fonds d’investissements : ils sont devenus des acteurs incontournables de l’économie mondiale. Hier perçus comme des régimes poussiéreux enfantés par la rente pétrolière, ils incarnent désormais un nouvel Eldorado où se pressent Occidentaux en quête de marchés et migrants asiatiques séduits par l’éclat du Gulf Dream qui tantôt fascine, tantôt rebute ».
Voilà ce que disait déjà en 2013 notre confrère de France Culture en rendant compte du livre de Caroline Piquet, professeur agrégé et docteur en histoire et maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne « Les pays du Golfe : de la perle à l’économie de la connaissance : les nouvelles terres du libéralisme » (Paris, Armand Colin, 2013, 224 p).
Une mutation que les pays de la région du Golfe arabe n’ont cessé de respecter. Conscients des transformations énergétiques notamment avec la fin du pétrole et de l’apparition des énergies renouvelables, mais aussi les réformes pour diminuer l’émission de CO2, ils ont changé, pour ainsi dire, leur fusil d’épaule.
Et cela semble leur avoir quelque part réussi pour attirer les investisseurs. En témoigne sans doute le classement des pays du Golfe dans l’index de la liberté économique de l’Heritage Foundation et dans le classement Doing Business établi par la Banque mondiale concernant la facilité de faire des affaires. Les Émirats arabes unis sont pour l’un et l’autre classement parmi l’élite mondiale (18ème pour la liberté économique et 16ème pour le Doing business).