Textile: Des opportunités sur le marché Tunisien et à l’international
mercredi 21, avril 2021
L’industrie textile est encore prospère en Tunisie. C’est un important pilier de l’économie tunisienne qui contribue avec près de 2,6 milliards de dollars, employant 160 000 personnes et compte environ pour le quart des exportations totales du pays, selon les estimations d’Oxford Business Group. Néanmoins, en dépit de sa forte contribution à l’activité économique, à l’échelle mondiale, l’impact environnemental de cette industrie est parfois pointé du doigt. Avec plus de 100 milliards de vêtements produits chaque année dans le monde pour 7 milliards de personnes, elle est considérée comme une industrie polluante. De surcroît, il faut environ 7 500 litres d’eau pour produire une paire de jeans. Ajouté à cela la quantité de déchets. En effet, environ 20% de la production mondiale totale est invendue. Sans oublier que plus de 8 000 produits chimiques sont nécessaires dans les différents processus de la chaîne de valeur textile, par exemple 90% du coton est génétiquement modifié. Mehdi Abdelmoula, CEO du groupe maille Club et Président de la Chambre nationale des chaînes de magasins, infirme cette idée d’industrie polluante. Il explique que pour minimiser les déchets de tissu, les industriels optimisent la chaîne de valeur. Et de préciser : “Quand le tissu est coupé pour être transformé en produit, par exemple en prêt-à-porter, l'industriel a intérêt à optimiser l’utilisation des matériaux, surtout pendant cette période de coupe budgétaire. Il y a des logiciels qui optimisent aujourd’hui le placement du patron sur le tissu pour réduire le gaspillage. Il y avait également quelques initiatives pour transformer les déchets de tissu en tapis et moquettes”. Il nuance pour dire que c’est plutôt la phase de la teinture qui peut être plus polluante car il y a une consommation plus importante de l’eau et des colorants polluants. Et à ce titre, il indique que les industriels qui ont recours à la teinture sont obligés systématiquement d’avoir une station d’épuration des eaux pour que les déchets, une fois rejetés, ne soient pas polluants.