Rencontre avec Samia Chelbi, fondatrice de la première école de développement de jeux vidéo en Tunisie
lundi 3, mai 2021
« Le monde est un jeu ! ». C’est ce que ne cesse d’expliquer Samia Chelbi, fondatrice de la première école africaine spécialisée dans la formation 3D et effets spéciaux, 3D Netinfo, à chaque occasion qui se présente devant elle. Considérant le jeu vidéo comme un style de vie, son parcours dans le domaine des arts technologiques est un vrai combat dont elle a accepté d’en parler ouvertement.
C’est avec beaucoup de persévérance, de force et d’espoir que Samia Chelbi a choisi de faire ses pas dans le monde du Gaming. Un monde plein de challenges, qu’elle a percé avec l’unique ambition de le voir, un jour, prospérer en Tunisie. C’est sous la casquette de professeur universitaire et d’experte en ingénierie de formation créative et numérique que Samia Chelbi a fondé en 1999, 3D Netinfo, la première école 3D en Afrique francophone formant depuis, plus de 15 000 étudiants et professionnels venant de plus de 15 pays africains.
Offrant des formations en métiers de production de contenu de jeux vidéo, Chelbi assure ainsi la formation et l’accompagnement de tous « les éléments de la chaîne de valeur », tels que le « game designer », les artistes responsables du décor, des caractères, des effets spéciaux, du son design…, les développeurs… Des distinctions haut de gamme : le centre certifie pour le leader mondial de rachat de logiciel 3D, Autodesk, et est « Academic Partner » d’Epic Games, le producteur de Fortnite, Street Fighter, Seven… permettant de développer davantage de technologies de production de contenu créatif, immersif, jeux vidéo… appelées notamment «Unreal Engine», une révolution dans la technologie du Gaming appliquée aussi bien dans les jeux vidéo que dans le cinéma, les « life events », l’architecture, la fabrication de tout ce qui est automoteur…
Ces distinctions sont le fruit des efforts déployés par la « marraine du Gaming en Tunisie » qui, malgré sa force de conviction en le potentiel de ce secteur en Tunisie, ne cache pas son inquiétude pour les jeunes créateurs en quête d’accompagnement et d’encouragement. Elle déplore que l’État peine à s’engager dans une industrie aussi prometteuse que l’industrie du Gaming.