Nasreddine Nsibi discute de FMI et de grève du secteur public
lundi 30, mai 2022

Lors de l’événement de lancement de l’IPTIC, Nasreddine Nsibi, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement, s’exprime sur des questions d’actualité.
Au sujet de l’IPTIC, il précise: “La force des projets reposant sur les TIC est leur capacité d'internationalisation. Il n'y a pas de critères d'éligibilité en particulier. Il s'agit d'accompagner les porteurs de projet pour permettre la création d'emplois”.
Concernant la décision de grève du secteur public, il explique: “Nous devons dialoguer ensemble et discuter tous les points. Il faut se mettre d'accord sur la stratégie globale. Le gouvernement est d'accord au sujet de certains points. Nous travaillons à fournir les produits essentiels, avec les questions de l'inflation et de la guerre russo-ukrainienne, qui sont devenues prioritaires par rapport à d'autres sujets”.
A propos du FMI, Nasreddine Nsibi appelle à un échange et à un dialogue entre toutes les parties: “Nous avons des lectures complémentaires avec l'UGTT. Celle-ci a étudié le projet du gouvernement de la Tunisie proposé au FMI. Nous souhaitons parvenir à un résultat équilibré et en accord avec toutes les parties. Il n’y a pas de décisionnaire unique. La Tunisie a dix ans de problèmes économiques accumulés. Les institutions publiques sont en difficulté depuis dix ans, la production a diminué et s’est arrêtée même pour certains secteurs”.
Il conclut: “Si le FMI nous fournit les financements, nous pourrons remettre sur pied l’économie tunisienne et devenir autonomes. Les experts du FMI ont publié un communiqué concernant leur décision pour la Tunisie: selon eux, le projet du gouvernement est applicable, mais il n’est pas possible de revoir à la baisse les salaires et la caisse de compensation”.