Lutte anti-corruption: Michel Sapin présente l’expérience française
vendredi 13, septembre 2019
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De G. à D.: Steve Utterwulghe, Michel Sapin, Chawki Tabib, Tarek Cherif et Farhat Toumi[/caption]
Deux milliards de dinars: c’est le coût annuel estimé de la corruption en Tunisie, un phénomène dévastateur bien connu des Tunisiens, qui continuent d’en subir les conséquences. S’en débarrasser ne sera pourtant pas facile. “La lutte anticorruption est un effort qui doit se poursuivre dans le temps et émaner d’une vraie volonté politique”, a déclaré Michel Sapin, ancien ministre français des Finances à l’occasion d’une conférence organisée le 12 septembre par l’INLUCC.
Si l’Instance nationale de la lutte contre la corruption a invité Michel Sapin, c’est parce qu’il est l’auteur de deux lois clés de la lutte anticorruption en France parues en 1993 et en 2016. L’ancien ministre est venu porter son témoignage à propos de l’expérience française, a-t-il tenu à souligner. Et d’ajouter: “La lutte contre la corruption est nécessaire partout dans le monde, et aucun pays ne peut se positionner comme donneur de leçons à cet égard”. La lutte contre ce phénomène mondial nécessiterait donc une plus grande collaboration entre tous les acteurs concernés par la lutte contre ce phénomène. “C’est un phénomène complexe et dont les techniques sont en perpétuelle évolution”, a souligné Michel Sapin. La bonne nouvelle est que la Tunisie fait des avancées considérables, du moins selon Chawki Tabib, président de l’Inlucc. “Nous avons mis en place plusieurs lois en la matière”, a-t-il indiqué. Même son de cloche chez Steve Utterwulghe, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement qui a félicité la Tunisie pour les efforts qu’elle est en train de déployer. Mais le tableau, de l’aveu même de Tabib, est loin d’être rose: “La non-parution des textes d’application ont fait que certaines lois sont demeurées lettre morte”, a-t-il déploré.
De G. à D.: Steve Utterwulghe, Michel Sapin, Chawki Tabib, Tarek Cherif et Farhat Toumi[/caption]
Deux milliards de dinars: c’est le coût annuel estimé de la corruption en Tunisie, un phénomène dévastateur bien connu des Tunisiens, qui continuent d’en subir les conséquences. S’en débarrasser ne sera pourtant pas facile. “La lutte anticorruption est un effort qui doit se poursuivre dans le temps et émaner d’une vraie volonté politique”, a déclaré Michel Sapin, ancien ministre français des Finances à l’occasion d’une conférence organisée le 12 septembre par l’INLUCC.
Si l’Instance nationale de la lutte contre la corruption a invité Michel Sapin, c’est parce qu’il est l’auteur de deux lois clés de la lutte anticorruption en France parues en 1993 et en 2016. L’ancien ministre est venu porter son témoignage à propos de l’expérience française, a-t-il tenu à souligner. Et d’ajouter: “La lutte contre la corruption est nécessaire partout dans le monde, et aucun pays ne peut se positionner comme donneur de leçons à cet égard”. La lutte contre ce phénomène mondial nécessiterait donc une plus grande collaboration entre tous les acteurs concernés par la lutte contre ce phénomène. “C’est un phénomène complexe et dont les techniques sont en perpétuelle évolution”, a souligné Michel Sapin. La bonne nouvelle est que la Tunisie fait des avancées considérables, du moins selon Chawki Tabib, président de l’Inlucc. “Nous avons mis en place plusieurs lois en la matière”, a-t-il indiqué. Même son de cloche chez Steve Utterwulghe, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement qui a félicité la Tunisie pour les efforts qu’elle est en train de déployer. Mais le tableau, de l’aveu même de Tabib, est loin d’être rose: “La non-parution des textes d’application ont fait que certaines lois sont demeurées lettre morte”, a-t-il déploré.